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Joseph et Valentin Queloz : «Nous sollicitons le vétérinaire moins souvent»

Pour Joseph Queloz, la construction d'une nouvelle étable a eu des retombées positives à maints égards. Il peut en effet désormais livrer le lait produit par ses 20 vaches à Saignelégier, où se fabrique le fameux fromage «Tête de Moine». Il sera ainsi à même de transmettre plus tard à son fils Valentin une entreprise performante.

Entre temps, vos bêtes ont déjà passé deux hivers dans la nouvelle étable. Est-ce qu'elles se sentent à l'aise dans leur nouvel environnement?
Joseph Queloz: Le vétérinaire a bien moins à faire qu'avant. Pour moi, c'est donc la meilleure des preuves que le bétail apprécie son nouveau gîte.

A quoi cela tient-il?
Valentin Queloz: la nouvelle étable est beaucoup plus spacieuse. Par rapport à l'ancienne, on a considérablement amélioré la luminosité et le volume d'air. Tout cela a une influence positive sur les bêtes, tout comme le fait que, maintenant elles ont la possibilité de sortir quand elles le désirent toute l’année.

Pourquoi la construction d'une nouvelle étable était-elle primordiale pour votre exploitation?
Joseph Queloz: Cela nous a permis d'avoir tout notre bétail sous un même toit. Avant, nous avions à gérer trois étables, ce qui compliquait énormément le déroulement du travail. De plus, l'infrastructure ne répondait plus aux normes actuelles.

La nouvelle étable vous permet désormais de livrer votre lait pour la fabrication de la «Tête de Moine AOC». Qu'est-ce qui vous en empêchait avant?
Joseph Queloz: par manque de place, nous ne pouvions pas stocker tout le foin et devions avoir recours au fourrage d'ensilage. Or, les règles pour la fabrication de la
«Tête de Moine» sont très strictes et interdisent ce genre de pratique.

L'Aide Suisse aux Montagnards vous a aidé à financer le séchoir à foin dans la nouvelle étable. Ce soutien a-t-il été déterminant pour votre entreprise?
Joseph Queloz: Etant donné que nous habitons à 1'000 m d'altitude et que les conditions atmosphériques sont difficiles, un séchoir à foin est pour nous essentiel. Nous récupérons la chaleur sous le toit de la ferme et pouvons, de ce fait, engranger le foin même s'il n'est pas totalement sec. C'est un progrès notoire, dont nous bénéficions grâce aux donateurs de l'Aide Suisse aux Montagnards.
Valentin Queloz: le grand avantage est que nous avons ainsi un fourrage de qualité qui garde toute sa fleur et dont nos vaches raffolent.

Avez-vous fait d'autres modifications dans l'étable?
Valentin Queloz: oui, nous disposons maintenant d'un pont roulant qui nous permet de sortir le foin du séchoir, ainsi que d'une salle de traite moderne et fonctionnelle.

Valentin Queloz, la modernisation de l'étable a-t-elle joué un rôle dans votre décision de reprendre la ferme un jour?
Valentin Queloz: oui, cela m'a fortement motivé, car désormais le travail peut s'effectuer de façon plus rationnelle. Il est essentiel de faire appel aux techniques modernes afin de répondre aux exigences actuelles.

Votre famille nourrit avec passion le projet de créer des chambres d'hôtes dans le logement de votre ancienne ferme. Où en êtes-vous actuellement?
Joseph Queloz: nous entreprenons les travaux de rénovation étape par étape, car financièrement il ne sous est pas possible de réaliser le tout d'une seule traite.
Valentin Queloz: le toit et les fenêtres de l'ancien bâtiment doivent être changés, et c'est ce qui  nous cause le plus de problèmes pour l'instant, car nous ne sommes pas à même de réaliser ces travaux nous-mêmes, et tout cela coûte cher. Nous espérons cependant pouvoir accueillir nos premiers hôtes en été 2011 déjà, même si les travaux de rénovation ne sont pas entièrement terminés.

Avancement du projet: terminé

Galerie de photos du projet

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Valentin Queloz est encore en pleine formation d'agriculteur.
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