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Finies les pertes de temps

Stefan et Christine Gerber exploitent une ferme dans l’Emmental. Ils ont trois petits enfants, dont l’un est gravement handicapé depuis la naissance. Seule une organisation méticuleuse permet de gérer le quotidien de cette famille. Les Gerber doivent parcourir de longues distances parce qu’ils partagent les machines agricoles avec la famille du frère de Stefan.

Stefan Gerber et sa femme Christine exploitent une ferme de production laitière au cœur du paysage vallonné de l’Emmental. Stefan a pu reprendre l’entreprise de son père il y a quelques années. Le frère de Stefan, Daniel, a repris la deuxième ferme de son père située à Escholzmatt, à 20 kilomètres de là. Apparemment tout allait bien. Mais cet arrangement présente un inconvénient majeur lié au fait que les deux frères avaient décidé à l’époque de partager les machines agricoles. «Nous ne pouvions pas nous permettre d’acheter un deuxième exemplaire de chaque machine», explique Stefan. Etant donné que les deux fermes sont si éloignées l’une de l’autre, cela représente un énorme effort logistique. Le transport d’une machine dure environ une heure et demie. «Quand nous voulons faucher, nous devons toujours en discuter avant. Surtout durant les étés avec de rares belles journées, cela se complique vraiment.»

Dans ces conditions, il n’est pas possible de faucher spontanément un soir pendant deux ou trois heures supplémentaires. Si, les Gerber ne peuvent pas rentrer le foin sec dans la grange, il en résulte une alimentation de mauvaise qualité pour les vaches. «La nuit tombe avant que nous ayons cherché les machines et que nous soyons prêts», constate Stefan. Jusqu’à présent, les choses se sont plus ou moins bien passées, mais depuis que les deux familles se sont agrandies et que le frère de Stefan a loué dix hectares de terre supplémentaires, la situation est devenue encore plus difficile. Une deuxième faucheuse et un deuxième transporteur faciliteraient beaucoup de choses.

«Quand Stefan doit aller chercher le transporteur, cela signifie pour moi : préparer les enfants, les mettre dans la voiture et conduire Stefan chez Daniel», explique Christine en préparant le dîner. Anja, quatre ans, l’aide activement pour que le repas soit prêt lorsque son frère Janik rentrera du jardin d’enfants. Christine, la maman, ne sait pas non plus exactement quand Nik, âgé de six ans, se montrera. «En rentrant de l’école il oublie souvent le temps qui passe. Soudainement, beaucoup d’autres choses deviennent plus intéressantes que le dîner», sourit Christine. Anja reste encore à la maison et aide sa maman et son papa là où elle le peut. «Dès qu’Anja ira au jardin d’enfants et Janik à l’école, cela sera encore plus difficile de tout concilier», confie Christine. Svenja, leur fille de deux ans, est gravement handicapée en raison d’une anomalie chromosomique. Elle ne peut ni s’asseoir seule ni manger normalement. Une fois par semaine, une aide de Spitex vient rendre visite aux Gerber pour les soulager un peu. Néanmoins, la famille doit consacrer une grande partie de son temps aux rendez-vous à l’hôpital et à la physiothérapie. Le quotidien des Gerber serait impensable sans une organisation méticuleuse et une grande flexibilité. «C’est un miracle médical que Svenja soit encore en vie», confie Christine.

Quand les enfants étaient plus jeunes, il était parfois impossible de profiter de plus d’une heure de sommeil d’affilée. «C’était vraiment épuisant, mais nous n’avons jamais rien remis en question. Nous avons toujours fait tout cela naturellement», dit Christine. Il est important pour le couple que leurs enfants puissent grandir à la ferme. Mais les Gerber ne peuvent pas vivre des seuls revenus de leur exploitation. Stefan travaille donc aussi dans une entreprise de transports, et Christine va emballer des meringues une fois par semaine. «Forcément, notre vie quotidienne est épuisante. Mais si vous aimez ce que vous faites, vous aimez en faire beaucoup», explique Stefan. «Avec notre propre faucheuse et notre propre transporteur, ce serait quand-même beaucoup plus facile.»

Il manque encore 31’400 francs pour pouvoir acheter ces deux machines indispensables. Aidez-nous à recueillir ce montant et à faciliter le travail de la famille Gerber. Vous assurez ainsi l’avenir des Gerber et les aidez à pouvoir passer plus de temps en famille.