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Dans les champs même quand il gèle

Le vendredi, c’est jour de récolte des légumes. Et il en est ainsi depuis bien longtemps pour les Zbinden de Rüschegg, car la famille vend ses légumes sur le marché du samedi à Schwarzenburg depuis près de 40 ans.

Mars 2017 / 

Fredy et Gaby Zbinden s’habillent chaudement avant de se rendre aux champs. Ils récoltent leurs légumes toute l’année et même en plein hiver. Mais que peut-on bien récolter en cette saison où une épaisse couche de givre recouvre les champs?

Dans une énorme plate-bande, Fredy et Gaby retirent avec précaution une couverture glacée recouverte de restes de neige. Et voilà qu’apparaît un élément vert. Il s’agit d’un chou vert qui supporte encore mieux le froid que les autres choux. «Le chou vert (ou choux cabus) est délicieux et plein de vitamines», explique Fredy. «C’est un légume d’hiver typique, mais qui est un peu tombé dans l’oubli».

Les clients fidèles des Zbinden connaissent bien ces légumes anciens et les apprécient. Carottes du Palatinat, panais, topinambours et diverses sortes de carottes font également partie de leur assortiment en hiver. Ils ne viennent par contre par directement de leurs champs mais de leur cave. En ce moment, seuls les choux sont des produits fraichement récoltés et également la salade de rampon, toujours très prisée sur les marchés en hiver et qui pousse dans de longues rangées de serres. Tout y est protégé du gel et quand le soleil arrive, les températures grimpent de quelques degrés  au-dessus du point de congélation. Cela suffit à leur croissance. Aujourd’hui, la température est nettement au-dessous de zéro et les doigts de Gaby sont tout engourdis quand elle a enfin terminé sa récolte.

La salade de rampon est, comme tous les produits de la ferme des Zbinden, de qualité bio. «Mes parents ont été des pionniers du bio. Notre ferme Salzmatt porte le numéro bio 290. Entre temps, ils en sont déjà à 6000» dit Fredy. Aujourd’hui, il profite du fait que les terres de son domaine n’aient pas été polluées par les engrais et les pesticides. «Et on le ressent à la qualité», commente-t-il convaincu. Ses clients lui donnent raison. La plupart d’entre eux visitent régulièrement son stand et lui répètent continuellement que ses légumes sont de loin des meilleurs.

Les Zbinden ne vendent pas d’énormes quantités au marché. Ils ne le pourraient d’ailleurs pas car ils tiennent, autant que faire se peut, à n’avoir pas recours aux machines. Ils souhaitent aussi rester une entreprise familiale même si la demande est là. Les Zbinden obtiennent encore aujourd’hui la majeure partie de leurs revenus avec leurs légumes, mais ils élèvent aussi des vaches-mères, des poules et quelques moutons.

Fredy et Gaby ont deux filles Luana (14) et Rebecca (12). Toutes les deux donnent un coup de main au marché, mais elles ne sont pas mises à contribution à la ferme. «C’est à elles de décider si elle veulent nous aider et reprendre un jour l’exploitation. Nous ne les forçons pas. Et avec l’école et leur hobbys, elles ont pour l’instant largement de quoi s’occuper», dit Fredy.

Même si la question de la succession n’est pas encore de mise, Fredy a, au cours de ces dernières années, toujours tenté d’optimiser les processus de travail en vue de l’avenir. Il a construit une remise avec une grande cave d’entrepôt. Et sur le toit de l’étable à stabulation libre, une installation photovoltaïque témoigne que la ferme Salzmatt est bientôt une exploitation à énergie propre. Seul l’appartement a toujours causé des soucis à Fredy et Gaby. Sur le plan énergétique c’est une catastrophe, et l’appartement du patron est bien trop petit pour une famille de quatre personnes. Lorsqu’il n’a plus été possible de reporter la rénovation du toit, les Zbinden furent contraints d’agir. Ils réunirent toutes leurs économies mais elles n’étaient pas suffisantes. Ce n’est qu’après que l’Aide Suisse aux Montagnards leur eut promis son aide qu’ils purent entreprendre les travaux. Fredy engagea un charpentier de ses amis et ensemble ils entreprirent de rénover petit à petit le toit, les murs extérieurs de la maison et finalement aussi l’intérieur des deux étages supérieurs. Bientôt, la famille habitera non seulement au rez-de-chaussée, mais aussi au premier étage. Là où habitait auparavant la génération précédente, deux chambres pour les jeunes filles seront aménagées. L’appartement «stöckli» sera directement sous le toit, à la place de l’ancien grenier. Comme Fredy effectue beaucoup de travaux lui-même et doit de surcroît aussi s’occuper de la ferme, les travaux prennent du temps, mais tout prend forme gentiment. Les filles pourront bientôt déménager. Et surtout le vent ne s’infiltre plus à travers les fentes. Dans la salle de séjour, la chaleur est agréable sans que le poêle soit allumé en permanence. Ainsi donc les doigts engourdis par la récolte de la salade de rampon seront vite oubliés.

www.knospehof.ch/bio/hof-salzmatt

 
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Un samedi matin à Schwarzenburg. On se presse sur le stand de la famille Zbinden. Les clients raffolent de leurs légumes bio.
Même en hiver, ils ont de nombreux produits à vendre.
Du rampon, des courges et diverses sortes de choux poussent dans les serres de la ferme de la famille Zbinden.
La ferme s’appelle Salzmatt. Elle est un peu à l’écart à Rüschegg dans la région de Schwarzenburg.
Le jour avant le marché, il convient de se lever tôt afin de tout préparer à temps.
Quand on cueille le rampon on a souvent les doigts gelés.
Les parents de Fredy Zbinden avaient déjà transformé leur ferme pour l’exploitation bio et avaient commencé à planter toutes sortes d’anciens légumes, tels que le chou vert par ex.
Aujourd’hui, ces légumes anciens sont très prisés.
Les choux-Bruxelles sont protégés du gel par une toile.
Il faut cueillir les choux Bruxelles à la main avant de les mettre dans la corbeille du vélo.
Retour à la ferme en vélo avec la récolte.
Avant de préparer les légumes pour la vente, Fredy les lave dans le bassin de la fontaine.
Gaby, sa femme, en fait de même.
Comme c’est avec les yeux que l’on achète, les feuilles en lambeaux sont éliminées.
Les Zbinden ne sont pas seulement maraîchers, ils élèvent aussi des vaches-mères, des poules et quelques moutons.
Les vaches aiment bien les feuilles de salade flétries.
La partie habitat de la ferme était en piteux état. Sur le plan énergétique, c’était une véritable catastrophe et l’appartement des exploitants était trop petit pour une famille de quatre personnes. Fredy a pu entreprendre des travaux de rénovation avec le soutien de l’Aide Suisse aux Montagnards.
Comme Fredy effectue une grande partie des travaux lui-même et qu’il doit de surcroît s’occuper de sa ferme, les travaux n’ont pas avancé très vite. Mais entre-temps, l’appartement pour la famille est terminé et ce sera bientôt également le cas pour le «Stöckli» sous le toit.

Galerie de photos: Photos du projet Rüschegg

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L’Aide Suisse aux Montagnards a récolté auprès des porteurs de projets qu’elle soutient dans toute la Suisse une belle moisson de produits savoureux qui ont permis de réaliser un menu composé de délices de nos montagnes.

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