Vous êtes ici

Un roc confortable

Un petit hôtel de montagne construit avec des matériaux naturels: un rêve que  Marianne Peyer et Lukas Hug ont pu réaliser dans le petit village de Mathon dans les Grisons. Le projet, qui redonne vie au village, a finalement pris un tournant positif grâce aux trajets en train de Marianne entre Lucerne et Aarau.

Novembre 2018 / 

Quand Marianne et Lukas se sont retrouvés un beau matin de 2014 sur le chantier de leur futur hôtel à Mathon, ils ont dû se rendre à l’évidence: le projet stagnait et le coût des travaux menaçait d’être exorbitant. «Nous avons alors compris qu’il nous fallait revoir nos plans», confesse Marianne qui avait engagé toute sa fortune dans ce projet. «Par chance, l’Aide Suisse aux Montagnards nous avait déjà promis son soutien dit Lukas. «Cela donnait à la banque les garanties nécessaires pour ne pas nous laisser tomber dans cette phase difficile du projet». Pas question d’abandonner d’ailleurs pour ce couple de Lucernois qui rêvait depuis longtemps d’avoir un petit hôtel en montagne et avait économisé pour sa construction. «Nous souhaitions créer une offre d’hébergement simple mais de qualité pour des gens comme nous, un hôtel à l’ambiance familiale, au milieu de la nature», explique Lukas. Pour cela, il leur fallait trouver un nouvel architecte qui remette le projet sur les rails. Marianne s’est souvenue alors d’un architecte avec lequel elle faisait souvent les trajets en train de Lucerne à Aarau, et elle l’appela.

Sa nouvelle ébauche pour la «Pensiun Laresch» chamboulait tous les plans initiaux. A la place de la bâtisse ronde et en bois qui était prévue, il imagina une construction moderne et carrée. «Nous avons d’abord ravalé notre salive», dit Marianne. Lukas esquissa un sourire: «Il nous avait parlé d’un bloc. Nous pensions que c’était une «lubie d’architecte» et nous ne pouvions imaginer ce qu’allaient devenir les plans qu’il avait esquissés.»

Ce bloc est devenu aujourd’hui l’emblème de Mathon et la raison pour laquelle depuis trois ans, des touristes de plaine affluent dans ce village paysan des Grisons qui compte à peine 50 habitants. Il n’y a ici, sur les hauteurs en bordure du Parc naturel de Beverin pas de domaine skiable et pas d’attractions, simplement des chemins de randonnée, une forêt de mélèzes et un panorama de montagne magnifique, comme beaucoup d’autres. Par contre, un hôtel comme le Pensiun Laresch est unique en son genre. Non seulement à cause de son architecture audacieuse, mais pour l’ambiance chaleureuse de son intérieur. «Il était essentiel pour nous de faire appel à des matériaux naturels et d’avoir un bâtiment écologique, c’est pourquoi nous avons adhéré à ce deuxième projet», dit Lukas. Les sols et les portes sont en bois de mélèze, les lits et les étagères en arolle. Et quand on prend sa douche, on est dans un environnement de pierres naturelles. Les murs sont crépis  d’argile, la façade extérieure recouverte de chaux. Une sonde terrestre assure le chauffage et le courant est fourni par des panneaux photovoltaïques sur le toit.

Depuis le premier jour, Marianne et Lukas on dû faire face à une demande importante. En été, les sept chambres sont pratiquement toujours occupées. Les personnes qui viennent en vacances ici sont des amoureux de la nature ou des personnes qui recherchent la tranquillité. C’est pour cela aussi que l’hôtel s’intègre bien dans le cadre du village. «Au début, les autochtones étaient un peu réticents face à nous, gens de plaine», témoigne Lukas. «Beaucoup pensaient que nous ne tiendrions pas plus de deux ans.» Avec le temps, la curiosité a pris le dessus et le jour des «Portes ouvertes», pratiquement tout le village était là pour visiter l’intérieur du «roc». Le fait que les familles de paysans tirent aussi profit de l’hôtel a contribué à le faire accepter. Le Pensiun Laresch leur achète en effet leurs saucisses, leurs œufs et leur fromage, ce qui leur amène aussi des clients.

Marianne et Lukas occupent quatre personnes à temps partiel dans leur hôtel. Tous les deux travaillent de surcroît deux jours par semaine à l’extérieur: Marianne à la bibliothèque d’Aarau, et Lukas comme directeur d’école à Coire. Nous aimons notre métier d’aubergistes et les échanges avec nos clients, mais nous devons veiller à ne  pas nous lasser avec le temps», dit Marianne. «Le fait de travailler à l’extérieur nous permet à tous les deux de conserver un équilibre essentiel. Et il lui importe peu que le voyage jusqu’à Aarau soit encore plus long qu’avant car qui sait ce qu’elle va encore apprendre au cours de ses trajets en train.

www.laresch.ch


 

 
Ajouter un commentaire
9 + 6 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.
L’Aide Suisse aux Montagnards se réserve le droit d’effacer les commentaires. Cela est valable en particulier pour les commentaires qui portent atteinte à l’honneur. Les décisions ne feront l’objet d’aucun rapport et aucune correspondance ne sera échangée.
▴ Haut de page
Vom Flachland in die Berge: Lukas Hug und Marianne Peyer aus Luzern haben sich in Bündner Dorf Mathon ihren Traum von einem eigenen Berghotel erfüllt.
Die «Pensiun Laresch» gliedert sich optisch in die Landschaft ein. Von aussen wirkt das moderne, kantige Gebäude wie ein Berg...
... im Innern ist es dagegen warm und gemütlich – und durch und durch natürlich. Boden, Tische, Türen und Regale sind aus Lärchenholz, die Wände sind mit Lehm verputzt, geheizt wird mit Erdwärme und der Strom kommt von den Solarpanels auf dem Hausdach.
Die Betten sind aus wohlduftendem Arvenholz...
... und der Blick aus dem Fenster fällt auf ein Lärchenwäldchen, das der Pensiun ihren Namen gegeben hat.
Das volle Bücherregal in der Sofaecke lädt zum Lesen ein...
... aus dem Wasserhahn sprudelt Quellwasser, an dem man sich jederzeit bedienen kann...
...und weil niemand kalte Füsse haben soll, stellen die Gastgeber Finken in jeder Schuhgrösse zur Verfügung.
Von Mittwoch bis Samstag können die Gäste in der Pensiun Laresch auch Abendessen. Am Herd stehen die Gastgeber gleich selber. Denn Kochen sei ein grosses Hobby von ihnen, sagt Marianne.
Das Resultat kann sich sehen lassen. Die Gerichte sind stets saisonal und mit Liebe zubereitet.
Zum Frühstück erwartet die Gäste ein gesundes, vielseitiges Buffet.
Beim Essen lautet die Devise: Bio-Produkte...
... Bergprodukte aus der Region ...
... und Selbstgemachtes – oder Selbstgebackenes, wie im Fall des Brots, das zum Zmorgen gereicht wird.
Vom Frühstückstisch bietet sich eine grossartige Aussicht, ob man drinnen sitzt...
... oder draussen auf der Terrasse. Von dort aus kann man auch direkt loswandern.
Denn die Pensiun Laresch liegt inmitten des Naturparks Beverin.
Mathon selber ist ein pittoreskes kleines Bergbauerndorf. Tagsüber gibt es auf einem kurzen Spaziergang durch die schmalen Gassen einiges zu entdecken...
...und nachts kann man die Sterne zählen.

Galerie de photos: Pensiun Laresch in Mathon/GR